Qu'est-ce que la Folie ?

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Une panne de courant ? Mais pourquoi tu me regardes comme ça, voyons ...

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Scarlett Valentine

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MessageSujet: Une panne de courant ? Mais pourquoi tu me regardes comme ça, voyons ... Lun 2 Juil - 6:28

J'étais à Louisville depuis quoi ? Trois jours ? Ouais, c'est ça. Autant dire que je devais sentir la touriste à plein nez ! Pour le moment, je créchais dans un petit hôtel pas cher à la sortie de la ville. J'attendais de trouver un appartement. Genre studio, j'avais pas non plus beaucoup d'affaires. Habituée à voyager, mes bagages étaient plutôt légers. Je suis pas très encombrante comme fille. Et puis, j'avais toujours vécu dans du "petit". Une grande maison, je pourrais pas. Je finirais par me perdre ...

Bref, j'avais également vaguement entendu parler du Centre Heiser, qui semblait accueillir les gens comme moi. Et aussi d'une certaine Résidence. J'irais peut-être m'y renseigner, mais de toute façon, j'étais plutôt du genre indépendante.

Me fallait aussi trouver du boulot. Ils étaient bien loin les dix milles dollars que Neal m'avait refilé pour que je quitte New-York. D'ailleurs, j'avais toujours aucune nouvelle de mon frère, il ne répondait ni à mes appels, ni à mes messages. En fait, je savais même pas s'il était toujours vivant ou si les irlandais lui avaient fait la peau ...

J'avais repéré un garage automobile dans le centre-ville et je décidai donc d'aller y faire un tour. Je tombais sur le patron, Mr Hemsworth, seul à travailler ce jour-là. On discuta un peu. Comme il y avait beaucoup de travail en ce moment, il accepta de me prendre à l'essai dès le début de la semaine prochaine. Je ressortis, tout sourires, et décidai d'aller fêter ça. Ni une, ni deux j'allais au Centre Commercial. Non, pas pour aller faire des emplettes, c'est pas vraiment mon truc les boutiques. Cela devait se voir sur ma tenue d'ailleurs : un vieux jean troué et délavé, de vieilles tennis qui bâillent à s'en décrocher la mâchoire ... mon tee-shirt gris semblait à peu près neuf lui, mais c'était bien le seul.

M'enfin bref. Y'avait toujours quelques cafés et pubs dans les Centres Commerciaux. Je m'installai à l'un d'eux. Une petite table à l'intérieur, près du mur. J'attendais que l'on vienne prendre ma commande lorsqu'un homme s'assit en face de moi, comme ça, sans demander ni rien, ni même dire bonjour. Il était petit et dégarni. Il commença aussitôt à me taper la discute, se vantant d'être le proprio du café. Je lui demandai poliment de me foutre la paix. Si, si, je peux être polie quand je veux. M'ignorant superbement, le type héla une serveuse :

- Hé, Shelly, apporte donc un cocktail maison à la demoiselle ...

La serveuse acquiesça avant de partir derrière le bar. Bon sang, c'est une des raisons pour lesquelles je n'aimais pas les hommes. Ils comprennent pas que "non", ça veut dire "non". Je me tournai vers le gars qui ne m'avait pas lâché des yeux, et dis d'un ton sec et cassant :

- Ecoutez, je suis seulement venue boire un verre, seule, et je ne veux pas de votre compagnie. Alors arrêtez de me reluquer comme ça et retournez vous occuper de votre bar.

Sinon, il allait le regretter. Posant sa main sur la table, il se prit l'électricité statique. Non, non, là, je l'avais pas fait exprès. Mais s'il insistait encore, il se prendrait plus de jus. La serveuse revint avec un cocktail et le posa sur la table.

- Et bien, j'espère que ce cocktail vous aidera à vous détendre. Si vous me cherchez, je suis au comptoir, dit-il avec un clin d'oeil.

Il se leva, pinça les fesses de la serveuse au passage - qui fit une grimace - et retourna derrière le bar. "Shelly" m'accorda un sourire d'excuses. Au passage, elle était charmante.

- Quel connard, soufflai-je à voix basse.
- Je vous le fais pas dire.

Puis la serveuse partit s'occuper d'un autre client. Le nain dégarni était toujours en train de me mater depuis le comptoir. Il commençait à me gaver sévère. Avisant une prise électrique juste à côté de moi, je décalai ma chaise sur le côté et baissais le bras de façon à mettre mes doigts en face de la prise. J'activais mon pouvoir.

Moins de dix secondes plus tard, toutes les lumières du café s'éteignirent. Panne de courant général. Le nain dégarni sursauta et commença à piquer une crise. Un large sourire déforma mes lèvres et je commençai à goûter à mon cocktail. On ne m'appelait pas "Volt" pour rien ... Mon regard croisa alors celui d'un autre client, assis à une table non loin de moi. Il me fixai d'un air étrange. Aïe, il m'avait sans doute vue ...

Je lui fis un clin d'oeil discret et glissait mon index sur mes lèvres pour lui faire comprendre de ne rien dire. Cela ne me dérangeait pas vraiment de parler de mon pouvoir, mais je préférai éviter les grandes démonstrations en public. Le nain dégarni avait disparu dans l'arrière-salle, sans doute pour remettre le courant. J'avais juste fait griller un fusible ou deux, la lumière ne devrait plus trop tarder à revenir.

Je me levai, pris mon cocktail, et m'installai à la table du client, celui qui m'avait vu accomplir mon forfait.

- Salut, tu as tout vu n'est-ce pas ?

J'étais sûre que oui.

- Si tu pouvais éviter de faire un scandale, ça m'arrangerais ...

Je pensai pas qu'il parlerait, mais je préférai être prudente. Dans tous les films, quand le monde apprends que le héros a des supers pouvoirs, ça veut dire un paquet d'emmerdes pour le héros en question. J'étais pas dans un film, et j'étais loin d'être une héroïne, mais je suppose que la règle s'applique aussi à mon cas.

- Au fait, je m'appelle Scarlett Valentine.

Si je pouvais seulement discuter un peu avec lui, le nain dégarni me foutrait la paix. Alors autant faire connaissance. En espérant qu'il ne soit pas un connard en manque lui aussi. Mais il n'en avait pas l'air.

- Mais on me surnomme Volt ... ajoutai-je avec un clin d'oeil.

J'avais pas pu m'en empêcher.
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Alexandre Lenoir

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MessageSujet: Re: Une panne de courant ? Mais pourquoi tu me regardes comme ça, voyons ... Lun 2 Juil - 15:55

Ce n'était pas pour me surprendre, mais Hunter m'avait encore laissé en plan. Au moins nous étions en plein milieu d'une journée chaude et ensoleillé, j'allais pouvoir faire mes courses et passé à la bibliothèque histoire de parfaire ma collection de bouqin, mais je m'accordai tout de même une pause et fini mon drink,même si j'étais seul et lu le journal de la ville. Plutôt j'essayai de lire le journal, mais l'homme très peu subtile, jouant son numéro de grand charme tout à fait démodée à une ravissante jeune femme métissée qui devait être une bonne dizaine d'année plus jeune que lui, me déconcentrait de légèrement à totalement dans ma lecture. J'observai d'un oeil un peu discret la scène qui se déroulait devant moi quand soudain je me figeai.

-Dite moi que je rêve ? dis-je pour moi-même à voix basse.

La jeune femme avait fait faire une panne de courant. Mon cerveau rationnel chercha à expliquer le tout comme une simple coïncidence, mais lorsqu'elle posa l'index sur sa bouche en m'adressant un clin d'oeil, je n'y croyais plus. Je tournai le regard et je me mis à repenser à ce que Hunter m'avait dit la veille sur les gens un peu "beaucoup" spécial. La jeune demoiselle ce leva et s'avança vers moi.

-Salut, tu as tout vu n'est-ce pas ?

Je regardai autour comme pour être certain qu'elle s'adressait bien à moi et je levai un sourcil.

-Si tu pouvais éviter de faire un scandale, ça m'arrangerais ...

Je retins un rire nerveux qui se changea en un reniflement sarcastique.

-Je ne comptais pas le crier sur tout les toits, dis-je en lui adressant un petit sourire de politesse.

Si cela c'était produit deux jours plus tôt je l'aurais probablement fait par contre, mais bon. En étant l'amant de l'homme invisible ça aurait été hypocrite de ma pars d'agir en illuminé.

-Au fait, je m'appelle Scarlett Valentine.

Je lui tendit la main et la lui serrai.

-Alexandre Lenoir. Enchanté de faire votre connaissance.

Pour le moment...

-Mais on me surnomme Volt ... finit-elle avec un clin d'oeil.

J'eus un petit rire et pris une gorgée de mon verre. Sa peau foncé et ses yeux vert contrastait à merveille. Son physique laissait croire à la sage fillette, mais son regard et ses manières laissait entrevoir une toute autre perspective.

-Et moi ... Prof, dis-je avec un demi-sourire. C'est un peu moins glorieux, mais ça me va très bien.

Je l'interrogeai du regard.

-Ça vous embêtes pas que je vous tutoies ? Je passe l'année entière dans les formalités du genre Monsieur et Madames avec les vouvoiements, on dirait qu'en été je décroche totalement. J'enseigne le Français à l'Université.

Un faible roullement de yeux m'échappa. C'était pas le job le plus palpitant du monde, mais j'avais les qualification requise et les horraires étaient agréable.

-Tu es nouvelles par ici je me trompe ? Les gens ont leur façon bien particulière de bouger et de se déplacer comme si tout était automatisé et tu ne sembles pas faire partie du moule conformiste.

J'en faisait pas partie non plus, même si j'étais ici depuis un moment et Hunter était tellement mystérieux qu'il ne cadrait dans aucun moule.
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Scarlett Valentine

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MessageSujet: Re: Une panne de courant ? Mais pourquoi tu me regardes comme ça, voyons ... Lun 2 Juil - 19:19

Voyant qu'un inconnu m'avait surprise en train d'utiliser mon pouvoir, j'aurais pu faire celle qui n'y est pour rien, et qui ne comprends pas pourquoi il y a subitement une panne de courant. Mais à vrai dire, j'étais pas forcément douée pour jouer la comédie. Et je préférais cent fois la franchise à l'hypocrisie et autres façons de tourner autour du pot sans jamais aborder véritablement le sujet concerné.

J'allais donc m'asseoir à sa table et lui demandais de but en blanc s'il m'avait vu, comme je le supposait fortement, avant de lui demander d'éviter de faire un scandale. Pas que je voulais pas attirer l'attention sur mon pouvoir mais ... si, en fait c'était exactement ça.

-Je ne comptais pas le crier sur tout les toits, dit-il avec un petit sourire poli.

C'était gentil ça. Je répondis à son sourire avant de me présenter. Je connaissais les bonnes manières quand même. Et si je pouvais rester discuter un peu avec lui, peut-être que l'autre dégarni me foutrait la paix. Oui, c'est du squattage, et c'est pas très joli, je sais. Mais c'est comme ça. J'allais pas le bouffer ou le torturer non plus. ( Quoique lui arracher les poils des doigts de pieds pouvait être marrant ). S'il voulait pas de moi, il avait qu'à le dire et je me barrerais.

Au lieu de quoi, il se présenta à son tour :

-Alexandre Lenoir. Enchanté de faire votre connaissance.

Et je ne pus m'empêcher d'ajouter, avec un brin d'humour :

-Mais on me surnomme Volt ...
-Et moi ... Prof, rétorqua-t-il en souriant. C'est un peu moins glorieux, mais ça me va très bien.
- Ouais. Volt c'est sympa. J'aurais préféré Pikachu, mais c'était déjà pris, blaguais-je.

Je repris une gorgée de mon cocktail, très bon au passage.

-Ça vous embêtes pas que je vous tutoies ? Je passe l'année entière dans les formalités du genre Monsieur et Madames avec les vouvoiements, on dirait qu'en été je décroche totalement. J'enseigne le Français à l'Université.

J'eus un sourire.

- Alors pas du tout ! Au contraire, je suis pas très à l'aise avec le "vous".

Pour preuve, je l'avais tutoyé dès le départ sans me poser de question, alors que je ne le connais pas du tout.

- Quand on me vouvoie, j'ai l'impression d'être vieille. Ou pire, quelqu'un d'important ! Alors, tu es enseignant ? Je l'aurais jamais cru au premier abord ... Tu ressembles pas à l'image que j'ai d'un prof ...

Je fis la grimace.

- En même temps, l'école et moi ... ça n'as jamais été une très grande histoire d'amour.

J'avais complètement laissé tomber mes études à dix-neuf ans. En même temps, avec la mort de mes parents, et mon frère qui débarque avec dix milles billets en m'ordonnant de quitter la ville ... Bref, à l'époque j'avais autre chose en tête que mes études. Je les avait plus ou moins reprises il y a deux ans, par le biais d'une formation de mécanicien-garagiste, mais c'était en apprentissage. Je suis jamais retournée sur les bancs de l'école depuis mes dix-neuf printemps.

-Tu es nouvelles par ici je me trompe ? Les gens ont leur façon bien particulière de bouger et de se déplacer comme si tout était automatisé et tu ne sembles pas faire partie du moule conformiste.

Je jetais un coup d'oeil à ma montre.

- Je suis à Louisville depuis deux jours, quinze heures et approximativement une vingtaine de minutes.

Je pouffais de rire.

- Donc oui, je suis fraîchement débarquée. Et ravie de voir que je suis "hors-normes". J'ai toujours aimé l'idée d'être un rond dans un carré.

Je bus de mon cocktail.

- Et si je ne m'abuse ... Tu es un peu comme ça toi aussi, non ?

Je replaçai une mèche de cheveux derrière mon oreille.

- Tu as dis que tu enseignais le français, mais tu viens de France, je me trompe ?

Il avait un léger accent. C'était pas forcément flagrant. Soudain, la lumière revint dans le café. Déjà ? Ma petite blague était finie ? J'avais espéré que cela dure un peu plus longtemps.

- J'aurais du y aller plus fort et faire cramer tous les fusibles, marmonnai-je.
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Alexandre Lenoir

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MessageSujet: Re: Une panne de courant ? Mais pourquoi tu me regardes comme ça, voyons ... Mar 3 Juil - 14:43

Ses réflections sur le fait que j'avais pas la tête d'un prof, me décrochèrent un sourire. Elle n'aimait pas qu'on la vouvoie ce qui n'allait pas non plus me déplaire. Je lui demandai si elle était nouvelle étant donné qu'elle ne collait pas au moule pré-fabriqué des Louisvilliens habituelle. Elle jeta un coup d'oeil à sa montre.

-Je suis à Louisville depuis deux jours, quinze heures et approximativement une vingtaine de minutes.

J'échappai un petit rire. C'était très précis comme relevé.

-Donc oui, je suis fraîchement débarquée. Et ravie de voir que je suis "hors-normes". J'ai toujours aimé l'idée d'être un rond dans un carré.

J'aimais bien cette idée aussi, mais à force j'étais plus un carré dans un rond, il m'arrivait de sortir du cercle par les coins.

-Et si je ne m'abuse ... Tu es un peu comme ça toi aussi, non ?

Je fis un sourire un peu timide en acquiesçant d'un signe de tête.

-Tu as dis que tu enseignais le français, mais tu viens de France, je me trompe ?

Je secouai la tête.

-Non, tu as vue juste. Je viens d'un petit bled tranquille que personne connait. Je ne pouvais plus rester là-bas, j'avais besoin de m'évader. J'ai postulé pour plusieurs Université et entre Harvard et Louisville, j'ai choisi Louisville, dis-je avec un petit rire.

Ça pouvait sembler étrange et c'était normal, mais je n'avais pas eu envie de me prendre la tête dans les grosses Université où on se sentait comme une fourmis dans un bac à sable. L'électricité revint et les gens se mirent à parler plus fort comme s'ils étaient connecté avec la lumière. Une lueur de déception traversa le regard de la jeune femme.

-J'aurais du y aller plus fort et faire cramer tous les fusibles, marmonna-t-elle.

Je jetai un coup d'oeil à l'homme qui lui jouait toujours des sourcils et je pouffai de rire.

-C'est quand je vois ce genre de comportement que je me plaint pas d'être ce que je suis. C'est son fusible à lui que tu aurais dû griller.

Je finis mon verre. Scarlette était fort sympathique et pas envahissante du tout. J'avais plus de mal à parler avec les jeunes femmes d'ordinaire parce qu'elle était peu réservé et devoir toujours expliquer qu'on est gay quand une femme nous flirt... Ça donne moyennement envie d'essayer de leur parler. Celle-ci n'était pas comme les autres.

-Tu as choisi Louisville pourquoi ? C'est pas anodin quand même. Les gens ont plus tendance à converger vers les grands centres.

C'était pas petit, mais c'était pas LosAngeles, Chicago ou Miami non plus.

-J'avoue que deux personnes un peu,disons, spécial en l'espace de deux jours... Ça fait beaucoup pour moi.

C'est comme rien, elle n'allait pas non plus être scandalisée d'apprendre qu'elle n'était pas la seule .
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Scarlett Valentine

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MessageSujet: Re: Une panne de courant ? Mais pourquoi tu me regardes comme ça, voyons ... Mar 3 Juil - 16:10

Ayant remarqué qu'Alexandre avait un léger accent, je lui demandais s'il était d'origine française.

- Non, tu as vue juste. Je viens d'un petit bled tranquille que personne connait. Je ne pouvais plus rester là-bas, j'avais besoin de m'évader. J'ai postulé pour plusieurs Université et entre Harvard et Louisville, j'ai choisi Louisville.

Je pouvais pas vraiment savoir ce que c'était de vivre dans "un petit bled tranquille que personne ne connaît" vu que j'étais née à New-York, mais je comprenais tout à fait son besoin d'évasion. Par contre son choix pour Louisville était un peu ... étonnant.

- Y'en a beaucoup qui aurait préféré Harvard, pourtant ...

C'est vrai quoi, l'université était vachement plus prestigieuse et réputée. C'est le genre de truc qui fait joli sur un CV. Mais peut-être n'aimait-il pas le prestige, justement.

La lumière revint, un peu trop rapidement à mon goût. Je marmonnai à voix basse, qu'il aurait mieux fallut que je fasse cramer tous les fusibles et pas seulement un ou deux. Alexandre pouffa de rire en s'apercevant que l'autre dégarni me lâchai pas des yeux. D'ailleurs il avait l'air un peu ... frustré de me voir discuter et rire avec un autre homme. Paf, dans les dents !

-C'est quand je vois ce genre de comportement que je me plaint pas d'être ce que je suis. C'est son fusible à lui que tu aurais dû griller.

Je haussai vaguement les sourcils à sa première phrase, pas certaine d'en comprendre le sens, puis éclatai de rire quand il parla de son "fusible".

- Bonne idée ! J'en prends note pour la prochaine fois, déclarai-je avec un sourire.

J'avalai une autre gorgée de mon cocktail. Alexandre était drôle et sympathique. J'avais de la chance d'être tombé sur un gars comme lui. C'était limite le genre de mec à me faire regretter d'être lesbienne. Limite.

-Tu as choisi Louisville pourquoi ? C'est pas anodin quand même. Les gens ont plus tendance à converger vers les grands centres.

Les grands centres, j'en venais justement. New-York. Mais bizarrement, j'avais pas tellement envie d'y retourner. Trop la trouille de tomber sur un mafieux irlandais. C'était un comble quand même. J'étais capable de tuer un mec juste en le touchant, et je flippais à mort à cause d'une bande de buveurs de bière. Faut croire qu'une enfance passée à craindre les O'Ryan, ça laisse des marques.

- J'avoue que deux personnes un peu, disons, spécial en l'espace de deux jours... Ça fait beaucoup pour moi.

J'eus un sourire amusé. S'il savait ...

- Ben, en fait, c'est exactement pour cette raison que je suis venue à Louisville. Il parait que c'est ici que tout les gens "spéciaux" se rassemblent ... Ou en tout cas que c'est ici qu'on en trouve le plus. Alors quand j'en ai entendu parlé, ça à piqué ma curiosité. J'me suis dit que je trouverais peut-être ici des gens qui pourraient m'aider à mieux contrôler mon pouvoir ...

J'eus un petit rire.

- Non, ne t'inquiètes pas, je risque pas de faire cramer ton fusible par inadvertance ... Disons simplement que quand les émotions sont trop fortes, j'ai plus de difficultés à contrôler mon don.

Je préférai ne pas trop m'étendre sur le nombre de mecs que j'avais envoyé à l'hosto sans le vouloir, ou sur le nombre de fois où j'ai fait tomber la foudre par accident. Heureusement, j'avais encore jamais tué personne.

- Si ce n'est pas trop indiscret, cette autre personne que tu connais ... Elle a quel genre de pouvoir ?

Moi, ça me gênait pas tellement de parler de mon pouvoir tant que personne rameutait les flics ou les journalistes. Mais y'en avait certains qui préféraient garder ça secret, ce que je pouvais comprendre.

- Je suis curieuse. J'ai pas tellement eu l'occasion de rencontrer des gens comme moi ... ajoutai-je pour justifier ma question.

J'en avais croisé quelques uns, mais pas tant que ça. Un radar. Deux ou trois télépathes. Ce qui était, d'après ce que le radar m'avait expliqué, les dons les plus courants. Les pouvoirs plus dangereux, comme le mien, étaient bien plus rares. Ce qui n'était pas plus mal en fait.

- Je te retourne la question. Pourquoi Louisville ? Tu aurais pu aller à Harvard aussi ...
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Alexandre Lenoir

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MessageSujet: Re: Une panne de courant ? Mais pourquoi tu me regardes comme ça, voyons ... Mer 4 Juil - 16:20

Rencontrer des gens avec des dons hors du commun, commençait à faire partie de mon quotidien. À savoir si j'étais le dernier être humain normal de la terre ou pas , c'était un peu flippant, mais fascinant en même temps.

-Ben, en fait, c'est exactement pour cette raison que je suis venue à Louisville. Il parait que c'est ici que tout les gens "spéciaux" se rassemblent ... Ou en tout cas que c'est ici qu'on en trouve le plus. Alors quand j'en ai entendu parlé, ça à piqué ma curiosité. J'me suis dit que je trouverais peut-être ici des gens qui pourraient m'aider à mieux contrôler mon pouvoir ...

Je fis les yeux ronds. Doublement rond... Elle ne contrôlait pas son pouvoir et c'est ici que TOUS les spéciaux se rassemblent... Alors là, on pouvait dire que j'avais le don de me mettre les pieds dans les embrouilles moi. Elle eut un léger rire comme si pendant une fraction de seconde elle avait pu lire dans mes pensées.

-Non, ne t'inquiètes pas, je risque pas de faire cramer ton fusible par inadvertance ... Disons simplement que quand les émotions sont trop fortes, j'ai plus de difficultés à contrôler mon don.

J'acquiesçai d'un signe de tête et me relaxai en lui adressant un sourire.

-C'est un peu comme un émotion en soit non ? En fait je dis peut-être n'importe quoi, mais j'essaie surtout de comprendre.

C'était pas évident de comprendre comment agissait leur dons c'était comme de se demander comment chaque cellule de notre corps réagissait aux émotions. Des mois et voir des années de recherche et ils trouveraient surement rien.

-Si ce n'est pas trop indiscret, cette autre personne que tu connais ... Elle a quel genre de pouvoir ?

Je fixai la table un peu timidement avant de faire un demi-sourire.

-Je suis curieuse. J'ai pas tellement eu l'occasion de rencontrer des gens comme moi ... ce justifia-t-elle.

Je me raclai la gorge.

-J'ai trop parlé je crois,j'ai promis de ne rien dire à qui que ce soit. J'imagine que tu peux comprendre. Cette personne ne tiens pas à ce que ça se sâche et je n'ai qu'une seule parole.

Je n'aurais pas trahis Hunter pour rien au monde. Je lui adressai un nouveau sourire comme si j'étais désolé d'avoir commencer quelques chose que je ne pouvais pas finir,mais je ne trahissais jamais les gens. J'arrêtai la serveuse qui passa à notre table et me comandai un café vanille.

-Je te retourne la question. Pourquoi Louisville ? Tu aurais pu aller à Harvard aussi ...

Je plissai le nez en secouant la tête.

-Trop grand et trop de gens. J'ai un peu la phobie des grandeurs et malgré le peu de risque qu'il y aurait, y a une personne qui étudie là-bas que je ne veux pas revoir.

Voir mon ancien petit ami qui ce la jouait tombeur de ces dames et qui trompait son actuelle petite amie avec une dizaine de fille facile trop maquillé ne me tentait pas du tout. Parfois j'enviais ceux qui arrivait à aimer les deux sexes, comme si tout était plus facile et qu'ils avaient l'embaras du choix, mais dans ma situation c'était franchement plus facile d'éviter les têtes folles et les connards de ce monde. Comme si d'être gay développait une partie du cerveau que les hétéros perdaient à la consacrer à l'éternelle recherche de la personne canon et dieu du sexe ... Bref.

-Je saurais pas expliquer vraiment pourquoi Louisville plus qu'une autre ville, mais j'aime bien cet endroit. On peut avoir la tranquillité de la campagne avec tout les accès d'un grand centre au même endroit, je trouve ça très bien.

On me servit mon café et je remerciai la jeune femme en réglant la note. Je pris une gorgée de mon breuvage chaud et fumant.

-T'as trouvé un endroit où rester ? Tu vas reprendre les cours ?

Je posai ma tasse sur la table avec un petit rire.

-Désolé, déformation professionnel. Ça ne me regarde pas, t'as le droit de m'envoyer balader si mes questions te gêne han !

J'étais pas le mec le plus bavard, mais quand je m'y mettais ... J'étais dure à battre.
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Scarlett Valentine

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MessageSujet: Re: Une panne de courant ? Mais pourquoi tu me regardes comme ça, voyons ... Mer 4 Juil - 17:33

Alexandre fit les gros yeux quand je dis que je ne contrôlais pas parfaitement mon pouvoir. Je le rassurais aussitôt en expliquant qu'il ne risquait rien, que seules les émotions trop fortes pouvaient me faire perdre le contrôle.

- C'est un peu comme un émotion en soit non ? En fait je dis peut-être n'importe quoi, mais j'essaie surtout de comprendre.

Je fronçai les sourcils en réfléchissant un instant. C'était un peu plus compliqué que ça.

- Je dirais pas vraiment que mon don est comme une émotion, même si les deux sont liés. Une émotion nécessite généralement un déclencheur, pas mon pouvoir. Par exemple, là tout de suite, je ne peux pas fondre en larmes ou exploser de rire sans qu'il n'y ait un évènement déclencheur. Il faut une cause, et l'émotion, c'est l'effet.

Je bus une gorgée de mon cocktail.

- Mon pouvoir est légèrement différent. Je peux l'utiliser volontairement, comme tout à l'heure. J'ai pas besoin d'évènements déclencheurs. En revanche, si je suis sous le coup d'une émotion trop forte, comme la colère ou la peur, mon pouvoir peut s'activer sans que je le veuille, sans que je le contrôle vraiment. En somme, mon pouvoir peut être la cause ou l'effet, selon la situation.

Je savais pas si c'était très clair ce que je racontais. Pour moi, c'était clair comme de l'eau de roche, mais cela ne devait pas être facile à appréhender pour quelqu'un qui n'avait pas de pouvoir. C'était pas non plus hyper simple à expliquer. J'espère que je l'ai pas perdu avec mes explications.

Quand je lui demandai quel genre de pouvoir avait l'autre personne "spéciale" qu'il connaissait, il parût un peu mal à l'aise. Il se racla la gorge avant de dire :

- J'ai trop parlé je crois, j'ai promis de ne rien dire à qui que ce soit. J'imagine que tu peux comprendre. Cette personne ne tiens pas à ce que ça se sâche et je n'ai qu'une seule parole.

Je hochai la tête. Pour ma part j'avais pas de problèmes particuliers pour parler du mon don, du moment qu'on venait pas me causer des emmerdes par la suite. Mais certains préféraient garder ça strictement secret. J'avais été un peu comme ça au début.

- Je comprends tout à fait, ne t'en fais pas. Et c'est tout à ton honneur de garder le secret, cette personne t'as fait confiance en te disant tout, normal que tu tiennes parole.

Il commanda un café vanille avant que je ne lui demande ce qui l'avait poussé à choisir Louisville au lieu d'Harvard. C'était pas commun comme choix.

- Trop grand et trop de gens. J'ai un peu la phobie des grandeurs et malgré le peu de risque qu'il y aurait, y a une personne qui étudie là-bas que je ne veux pas revoir.

Le fait de vivre dans une grande ville surpeuplée ne me dérangeait pas outre mesure, j'étais née à New-York après tout. Par contre je comprenais parfaitement qu'il puisse fuir un endroit par peur d'y croiser quelqu'un. Après tout, c'est exactement pour cette raison que j'avais quitté ma ville natale, non ?

- Je saurais pas expliquer vraiment pourquoi Louisville plus qu'une autre ville, mais j'aime bien cet endroit. On peut avoir la tranquillité de la campagne avec tout les accès d'un grand centre au même endroit, je trouve ça très bien.
- Ouais, c'est un bon compromis.


La serveuse revint avec le café d'Alexandre, qui régla la note. Puis il me demanda :

- T'as trouvé un endroit où rester ? Tu vas reprendre les cours ?

Il eut un petit rire.

- Désolé, déformation professionnel. Ça ne me regarde pas, t'as le droit de m'envoyer balader si mes questions te gêne han !

Je souris.

- Ca ne me déranges pas. Et si tu poses des questions "qui ne te regardent pas", je te le ferais vite savoir.

Je lui fis un clin d'oeil.

- Pour le moment, je suis dans un hôtel. Mais c'est temporaire. Après je sais pas trop, j'ai entendu parler de certains "établissements" pour les gens comme moi. Je crois que je vais me renseigner un peu sur le sujet avant de chercher un appart' ou quoi.

Y'avait le centre Heiser, mais autant dire qu'habiter dans un hôpital, qui plus est psychiatrique, c'était pas ce qui m'attirait le plus dans la vie. C'est plutôt du côté de cette Résidence que j'avais envie de creuser, par curiosité.

- Pour ce qui est de mes études, je penses pas les reprendre un jour. J'ai brutalement arrêté les cours à dix-neuf ans, pour des raisons personnelles. Puis y'a deux ans, j'ai suivi une formation de mécanicien-garagiste, ce qui m'a permis d'obtenir un diplôme. J'ai ni l'envie, ni le besoin de reprendre les études, donc je le ferais pas.

J'allais pas non plus lui expliquer que j'avais lâché le lycée parce que mes parents étaient morts dans un attentat et parce que mon abruti de frangin s'était fritté avec la mafia, m'obligeant à quitter précipitamment New-York.

- Et puis j'ai jamais aimé l'école. J'ai grandi à New-York, dans le Bronx. Un quartier "difficile". Là-bas, l'école est loin d'être ta préoccupation principale.

Je finis mon cocktail.

- Sinon, j'ai été prise à l'essai dans un garage du coin. C'est pour ça que je suis venue ici à la base, pour fêter ça !

J'eus un sourire.

- Si tu es prof, ça veut dire que t'es en vacances là, cet été ? T'as prévu d'en profiter ? De rentrer en France peut-être ?
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Alexandre Lenoir

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MessageSujet: Re: Une panne de courant ? Mais pourquoi tu me regardes comme ça, voyons ... Mer 11 Juil - 15:06

Je posais peut-être un peu trop de question et j'étais soudainement moins timide qu'à l'habitude. J'eus un petit rire en lui disant qu'elle pouvait m'envoyer balader si les réponses ne me regardaient pas.

-Ca ne me déranges pas. Et si tu poses des questions "qui ne te regardent pas", je te le ferais vite savoir.

Nous échangeâmes un léger rire.

-Pour le moment, je suis dans un hôtel. Mais c'est temporaire. Après je sais pas trop, j'ai entendu parler de certains "établissements" pour les gens comme moi. Je crois que je vais me renseigner un peu sur le sujet avant de chercher un appart' ou quoi.

J'acquiesçai d'un signe de tête, sans trop voir de quoi elle parlait, mais un truc me revint en tête.

-À l'angle de corwick et manchester il y a une nouvelle résidence étudiante qui à ouvert ses portes. Les étudiants ont remarqué beaucoup de vas et viens, surtout la nuit, mais aucun des étudiants ni habite justement. C'est peut-être là-bas que tu devrais aller voir... Après j'y connais pas grand chose en résidence... Spécial, dis-je avec un demi-sourire.

Un autre chose que je ne comprenais pas . Pourquoi avait-il besoin d'endroit spéciaux ?

-Pour ce qui est de mes études, je penses pas les reprendre un jour. J'ai brutalement arrêté les cours à dix-neuf ans, pour des raisons personnelles. Puis y'a deux ans, j'ai suivi une formation de mécanicien-garagiste, ce qui m'a permis d'obtenir un diplôme. J'ai ni l'envie, ni le besoin de reprendre les études, donc je le ferais pas.

Je haussai les épaules. C'était son choix et si elle avait ce dont elle avait besoin pour le moment c'était tout ce qui compte au final.

-Et puis j'ai jamais aimé l'école. J'ai grandi à New-York, dans le Bronx. Un quartier "difficile". Là-bas, l'école est loin d'être ta préoccupation principale.

Je grimaçai légèrement.

-J'ai jamais vraiment trainer dans ce genre de quartier, mais j'ai quelques élèves qui en sortent et je crois que j'arriverais pas à enseigner ou étudier dans ce genre d'endroit. Je me vois mal enseigner façon "sister's act" et de jouer le sauveur des têtes brûlés.

En fait j'aurais carrément pas eu la patience de le faire. Elle fini son cocktail.

-Sinon, j'ai été prise à l'essai dans un garage du coin. C'est pour ça que je suis venue ici à la base, pour fêter ça !

Je lui souris.

-Garage Hemsworth ?

Il y avait quelques petit garage ici et là, mais c'était le plus gros les autres s'en sortaient bien avec un seul mécano. Personnellement j'allais toujours au Hemsworth pour ma caisse. Fallait pas se cacher que le mécano et le proprio était affreusement sexy, bien que affreusement hétéro.

-Si tu es prof, ça veut dire que t'es en vacances là, cet été ? T'as prévu d'en profiter ? De rentrer en France peut-être ?

J'acquiesçai avec un large sourire.

-Je suis effectivement en vacance, mais je ne suis pas certain de retourner en France. Je dois concillier entre amour et famille et savoir avec qui je préfère passer mon temps, dis-je avec un clin d'oeil.

Je pris une gorgée de mon verre.

-L'Europe me manque, mais je suis bien ici aussi donc c'est quand même pas barbant de rester dans le coin pour les vacances. Il reste plein d'endroit que je n'ai pas visité et que j'aimerais bien voir. Je trouve ça ridicule de chercher à aller ailleurs en vacances quand on a pas tout vu l'endroit d'où on vient.

C'était mon opinion personnel et je ne blâmait pas ceux qui partait deux semaines par années dans le sud, mais j'en sentais pas le besoin.

-Les vacances sont toujours moins longues pour les professeurs et c'est d'autant plus vrai lorsqu'on enseigne à l'Université. Je viens tout juste de terminé et je reprend le boulot dans 2 semaines, pour préparer la première session de septembre et pour corriger les derniers examens du dernier trimèstre. Je crois que c'est le bout le plus chiant. Passé 8 heures par jour dans une classe vide et un école tout aussi vide c'est assez long.

Je lui souris.

-Je compte quand même bien profiter des vacances, faire mon touriste, bouquiner, aller à la plage et sortir dans les bars, comme font les gens d'ordinaire.

Je secouai un peu la tête.

-Au fait félicitation pour ton boulot ... Tu commences quand ? Si tu veux je t'invite à boire un verre au St-James ce soir pour vraiment fêter ça et t'en fait pas c'est pas une technique subtile pour te draguer, dis-je en riant.
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Scarlett Valentine

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MessageSujet: Re: Une panne de courant ? Mais pourquoi tu me regardes comme ça, voyons ... Mer 11 Juil - 17:06

J'expliquai à Alexandre que j'étais encore dans un hôtel, mais que je voulais me renseigner sur certains établissements, avant de commencer à chercher un appartement ou autre chose.

- À l'angle de corwick et manchester il y a une nouvelle résidence étudiante qui à ouvert ses portes. Les étudiants ont remarqué beaucoup de vas et viens, surtout la nuit, mais aucun des étudiants ni habite justement. C'est peut-être là-bas que tu devrais aller voir... Après j'y connais pas grand chose en résidence... Spécial, dit-il avec un demi-sourire.

Humm, j'avais effectivement entendu parler d'une résidence, même si je n'avais pas plus d'infos sur le sujet. Une résidence étudiante sans étudiants ... C'était étrange en effet. Mais pas sûr que ce soit le même établissement : les gens comme moi ne sont pas spécialement étudiants, alors la couverture de la résidence étudiante n'était peut-être pas la meilleure à choisir. Mais bon, je notai l'adresse dans un recoin de ma tête, au cas où.

- Merci ... J'ai bien entendu parler d'une Résidence, en effet. J'irais m'y renseigner pour voir si c'est bien celle dont on m'a parlé.

J'enchainai en expliquant que je n'avais pas l'intention de reprendre mes études, même si je les avaient brutalement arrêtées à l'âge de dix-neuf ans. Et puis, faut dire que dans le Bronx, l'école n'est pas ta principale préoccupation.

- J'ai jamais vraiment trainer dans ce genre de quartier, mais j'ai quelques élèves qui en sortent et je crois que j'arriverais pas à enseigner ou étudier dans ce genre d'endroit. Je me vois mal enseigner façon "sister's act" et de jouer le sauveur des têtes brûlés.
- C'est pas facile quand on connait pas,
reconnus-je. Mais après, c'est pas si terrible que ça ... J'essaie pas de minimiser, mais j'ai grandi là-bas, et même si je n'y suis plus retournée depuis longtemps, ça reste mon "chez moi".

J'eus un petit sourire. J'avais pas tellement l'habitude d'aborder ce sujet. J'avais du quitter New-York précipitamment, et j'avoue que parfois, mon ancien quartier me manquait. Mais je me voyais pas y retourner dans l'immédiat. Pas avant d'avoir réussit à contacter mon frère.

Puis j'annonçai la grande nouvelle de mon embauche - enfin, à l'essai - dans un garage du coin.

- Garage Hemsworth ?
- Exact.


Le patron avait l'air sympa. Il y avait un employé aussi, mais je ne l'avais pas encore rencontré. Je ferais certainement connaissance lundi. Je lui demandai s'il était en vacances et ce qu'il avait prévu de faire pour en profiter.

- Je suis effectivement en vacance, mais je ne suis pas certain de retourner en France. Je dois concillier entre amour et famille et savoir avec qui je préfère passer mon temps.

Il me fit un clin d'oeil et j'eus un sourire compatissant. Les histoires d'amour ... sont toujours compliqués.

- L'Europe me manque, mais je suis bien ici aussi donc c'est quand même pas barbant de rester dans le coin pour les vacances. Il reste plein d'endroit que je n'ai pas visité et que j'aimerais bien voir. Je trouve ça ridicule de chercher à aller ailleurs en vacances quand on a pas tout vu l'endroit d'où on vient.

C'est vrai que l'on prête souvent moins d'attention à ce qui se trouve juste sous notre nez. Ce qui peut être dommage parfois.

- Les vacances sont toujours moins longues pour les professeurs et c'est d'autant plus vrai lorsqu'on enseigne à l'Université. Je viens tout juste de terminé et je reprend le boulot dans 2 semaines, pour préparer la première session de septembre et pour corriger les derniers examens du dernier trimèstre. Je crois que c'est le bout le plus chiant. Passé 8 heures par jour dans une classe vide et un école tout aussi vide c'est assez long.

Je fis la grimace.

- J'imagine. Une école déserte ... c'est pas naturel.

C'était censé être un lieu animé, plein de vie. Et puis, passer la journée à corriger des copies. Mon dieu, déjà que je supportes pas de rester une journée assise à faire de la paperasse ... J'pourrai jamais faire ça !

- Je compte quand même bien profiter des vacances, faire mon touriste, bouquiner, aller à la plage et sortir dans les bars, comme font les gens d'ordinaire.

J'acquiesçai. C'était ça les vacances. Faire ce qu'on veut, quand on veut, comme on veut ! Pas de contraintes, pas de règles.

- Au fait félicitation pour ton boulot ... Tu commences quand ? Si tu veux je t'invite à boire un verre au St-James ce soir pour vraiment fêter ça et t'en fait pas c'est pas une technique subtile pour te draguer.

Il rit et je joignis mon rire au sien.

- D'accord. Sans te vexer, si cela avait été cas, ça aurait été un échec cuisant : je suis homosexuelle.

J'avais aucun soucis avec ma sexualité. Oh, bien sûr, j'avais cogité un moment là-dessus au début, mais très vite, j'avais décidé d'arrêter de me prendre la tête.

- Quant à ta proposition, j'accepte avec joie. Le St-James ? Je ne connais pas. C'est un bar du coin ? Comme je ne suis ici que depuis peu, je ne connais pas vraiment la ville, ni les coins intéressants à voir. Tu accepterais de me faire un petit topo ?

J'eus un sourire.

- Si ma compagnie ne t'es pas trop désagréable, bien sûr, dis-je avec un clin d'oeil.

Je jouais distraitement avec un de mes bracelets, une simple lanière en cuir qu'une ancienne collègue m'avait offert.

- Il y a des festivals de prévu pour l'été ? Sur la musique, la danse ou l'art en général. Ce genre de rassemblement se multiplient dès l'arrivée des beaux jours, et certains sont très intéressants. Puis, c'est une bonne occasion de faire de rencontres, je trouve ... Dès que j'en ai l'occasion, j'y participe.

Je fronçai les sourcils.

- Enfin, vu que je vais commencer un nouveau boulot, j'aurais pas de congé avant un bout de temps. Mais j'espère bien profiter de l'été quand même !
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Alexandre Lenoir

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MessageSujet: Re: Une panne de courant ? Mais pourquoi tu me regardes comme ça, voyons ... Sam 14 Juil - 0:05

Je félicitai Scarlette pour son nouveau boulot, chose que je n'avais pas eu la délicatesse de faire avant. Je l'invitai à fêter ça au St-James en la rassurant et en lui disant que ce n'était pas de la drague. J'eus un petit rire et elle également.

-D'accord. Sans te vexer, si cela avait été cas, ça aurait été un échec cuisant : je suis homosexuelle.

La gorgée que je venais de prendre passa près de me sortir par le nez. J'eus une légerte quinte de toux de surprise. Elle venait de me balancer ça comme ça, alors que ça me gênait encore de l'avouer, même si je le savais depuis toujours.

-Quant à ta proposition, j'accepte avec joie. Le St-James ? Je ne connais pas. C'est un bar du coin ? Comme je ne suis ici que depuis peu, je ne connais pas vraiment la ville, ni les coins intéressants à voir. Tu accepterais de me faire un petit topo ? demanda-t-elle en souriant. Si ma compagnie ne t'es pas trop désagréable, bien sûr, finit-elle avec un clin d'oeil.

Je lui souris.

-Avec plaisir. C'est un bar, mais pas petit du coin. La plus parts de mes élèves fréquente cet endroit et la plus part des gens de la ville aussi. C'est à la fois branché et lounge, tout dépend des évênements en vigueur.

J'aimais bien cet endroit. On avait rarement droit aux éternels alcoolique de fond de taverne, c'était plus souvent des personnes qui voulaient prendre un verre tranquille entre pote pour bien finir la soirée.

-Il y a des festivals de prévu pour l'été ? Sur la musique, la danse ou l'art en général. Ce genre de rassemblement se multiplient dès l'arrivée des beaux jours, et certains sont très intéressants. Puis, c'est une bonne occasion de faire de rencontres, je trouve ... Dès que j'en ai l'occasion, j'y participe.

Elle fronça les sourcils.

-Enfin, vu que je vais commencer un nouveau boulot, j'aurais pas de congé avant un bout de temps. Mais j'espère bien profiter de l'été quand même !

Je réfléchis quelques peu.

-En fait si... Il y a les festivals des musiques du monde, des artistes de la scène émmergeante d'un peu partout qui tente de faire découvrir leur culture par leur musique. J'aime bien ce festival. Il y aura aussi le festival de l'humour bientôt. Des humoriste qui donnes des séries de spectacle dans les parcs de la ville en soirée.

J'eus un demi-sourire.

-Mais ce que je préfère le plus ce sont les match de football qui vont commencer. Tout les soirs une parade de footballeur musclé rempli de testostérone qui débarque en ville.

Je pris une profonde inspiration et relâchai mon souffle avant de rire.

-Je suis gay aussi... J'ai moins de facilité à le dire que toi, mais c'est bien de pas avoir à ce cacher comme ça. Y aura les cheerleaders qui pourraient te plaire, ironisai-je.

C'était possiblement ridicule, mais le fait de savoir qu'elle était homosexuel, venait de m'enlever une couche de stress. C'était vraiment sympa de discuter avec elle comme ça sans gêne. J'avais peu souvent la chance de tenir se genre de discrétion sans entendre " Tu pourais pas parler comme un Hétéro..." Je regardai ma montre et me levai d'un bond.

-Oufff j'ai encore des courses à faire.

Je pris un papier et un crayon sur le comptoir et y marquai mon numéro de téléphone, je retournai vers la jeune femme et lui tendit.

-Texte moi ton adresse, je passerai te prendre vers disons... 22 h pour le St-James si ça te va. Ne te prend pas la tête c'est décontracté comme endroit, pas besoin de sortir l'argentrie.

Je lui fis la bise comme si nous étions déjà de grand copain et la saluai d'un signe de la main avant de me diriger rapidement vers la bibliothèque qui allait fermer ses portes dans un quart d'heure.

HJ:Tu n'as qu'à ouvrir au St-James pour la suite Smile
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