Qu'est-ce que la Folie ?

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Retour à la réalité

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Kathleen Steinfield

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MessageSujet: Retour à la réalité Lun 16 Avr - 9:47

Jamais 24 heure m'avait parru passer si vite, j'avais pas envie d'aller le reconduire là-bas tout de suite, c'était comme d'aller condamné quelqu'un en étant en total désacord avec son incarceration. Je lui dit que j'allais le kidnapper et qu'on allait s'enfuir et vivre comme des hermites.

-Genre... dans une grotte ?

Il me souris et j'eus un petit rire.

-Tu fais déjà plein de chose pour moi. Et puis on pourrait pas se sauver sans Fenrir, le pauvre !

J'affirmai d'un signe de tête.

-Mais si, toi, moi et Fenrir... Seul à l'autre bout du monde, loin de tous.

Je soupirai. Il joua un peu avec son chien, puis il releva la tête vers moi.

-C'est déjà l'heure ?

J'acquiesçai d'un léger signe de tête.

-Je veux bien que tu restes un peu, si t'as pas autre chose à faire. Après... Tu sauras ou me trouver. C'est pas comme si j'allais m'enfuir...

J'avais comme une boule dans la gorge.

-Je me sens comme une proche d'un militaire... Comme si j'allais te conduire sans savoir quand j'allais te revoir, ni dans quel état tu serais... Ça me trouble.

J'allais louer la chambre au côté de la sienne si ça continuait.

-Tu viendras, hein ?

Je lui fis signe et je nouai mes doigts aux siens puis nous marchâmes jusqu'à la voiture, sans rien dire. Il passa Fenrir sur la banquette arrière puis il s'installa côté passagé. J'essayais d'éviter de croiser son regard, parce que je sentais que les larmes allaient sortir sinon. Je roulai lentement jusqu'au centre. Les portes s'ouvrirent, me semblait-il, plus rapidement que d'habitude... Je sortis et ouvris la porte arrière.

-Reste bien tranquille, je reviens vite...

J'ouvris légèrement les vitre pour pas qu'il suffoque et je nouai de nouveau mes doigts à ceux de Marshall,puis nous entrâmes dans le centre. Plus on avançait plus je fronçai les sourcils. Au bout du couloir, juste avant de déboucher à la cafet, il y avait une infirmière et un garde. Pas n'importe quel garde... Jonathan Meyers.À voir sa tête il ne s'attendait pas du tout à ce que ce soit moi qui soit avec Marshall.

-Qu'est ce que vous faites là ? On dirait que vous attendiez comme si j'allais vous livrer Hannibal.

C'est l'infirmière avec son air hautain qui pris la parole.

-Écoute moi bien ma cocotte. On m'a fait sortir du lit à 7h ce matin en disant que ton mec risquait de nous causer des problèmes, parce que ça allait surement pas lui plaire de rentrer. On m'a pas dit qu'il serait ici juste à 13 heure et moi je fais mon job.

Elle regarda Marshall, alors que cette fois c'est le regard de John que je cherchais à éviter.

-Allez c'est bon mon petit tu peux lui lâcher la main, je vais pas te bouffer je dois juste te donner tes médocs et le grand gaillard ici va te reconduire à ta chambre et il va faire ça vite... Parce qu'on a autre chose à faire ensuite...

Je comprenais pas trop le ton qu'elle prenait, mais John semblait la comprendre. Peu importe je me tournai vers Marshall.

-Je vais t'attendre ici et je vais monter avec toi en haut ensuite.

Je me gênai pas pour déposer un baiser sur le coin de ses lèvres. Je le regardai monter à l'infirmerie avec l'infirmière puisnous montâmes à la passerelle suivante. Je fini par regarder Jonathan.

-T'as l'air bien, dis-je avec un demi-sourire.

Je croisai les bras.

-Je suis désolée, pour tout ce que je t'ai fait endurer, désolé qu'on ce soit laissé comme ça la dernière fois et désolé que ce soit toi qui doive être là en ce moment.

L'infirmière sorti au même moment.

-C'est toi la nana de John ? Bah je t'assure, il baise comme un dieu...

Elle haussa les épaules et croisa les bras en regardant Jonathan.

-Ok vous savez quoi ?... Je vais très bien arriver à reconduire Marshall en haut moi-même, j'ai pas besoin de John ça va aller... Au passage, j'ai pas fais l'erreur de coucher avec lui et je suis pas sa nana !

Je les contournai avec Marshall et nous montâmes directement dans sa chambre la où je fermai la porte.

-C'est officiel, je peux pas te laisser ici. Je vais me rendre malade à savoir que tu es enfermé ici comme ça. Tu mérites pas ça.

Personne ne méritait ça, mais lui encore moins que les autres à mes yeux. Je me blottis contre lui, la gorge toujours noué. Je levai la tête pour l'embrasser avec passion.

-Tu me trouverais folle si je te disais que je t'aime Marshall ?... Je veux pas sortir d'ici sans toi...

J'étais on ne peut plus sérieuse.

_________________

★Kathleen Steinfield

It must not judge a book by its cover. Often the writings that reveal more daring and surprising that the image perceived, in rough cover. Do not read each line carefully as returns to spit on the merit of the author.
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Marshall Wade

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Only God can judge Me and God doesn't fuckin' exist...


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MessageSujet: Re: Retour à la réalité Lun 16 Avr - 11:06


-Je me sens comme une proche d'un militaire... Comme si j'allais te conduire sans savoir quand j'allais te revoir, ni dans quel état tu serais... Ça me trouble.
- J'ai un cousin dans l'armée,je crois.

Moi, je me sentais pas comme un militaire. On prit la voiture en direction du centre. On y arriva trop vite à mon gout. En plus, on devait laisser Fenrir dans la voiture. Kath lui baissa légèrement les vitres. Je fis une légère grimace. Elle noua ses doigts aux miens et nous entrâmes. Une infirmière et un garde attendaient. Je crois que c'était ceux que Billy n'aimait pas. Mais il n'aime pas grand monde en général.

-Qu'est ce que vous faites là ? On dirait que vous attendiez comme si j'allais vous livrer Hannibal.

C'est l'infirmière qui répondit.

-Écoute moi bien ma cocotte. On m'a fait sortir du lit à 7h ce matin en disant que ton mec risquait de nous causer des problèmes, parce que ça allait surement pas lui plaire de rentrer. On m'a pas dit qu'il serait ici juste à 13 heure et moi je fais mon job.

* Connasse.*

Je fixais un point par terre devant moi.

-Allez c'est bon mon petit tu peux lui lâcher la main, je vais pas te bouffer je dois juste te donner tes médocs et le grand gaillard ici va te reconduire à ta chambre et il va faire ça vite... Parce qu'on a autre chose à faire ensuite...
- C'est pas parce que je suis ici que je suis un débile mental.

Ma voix avait des inflexions plus typiques de Billy. J'avais parlé sans prêter attention à ce que je disais, mais les autres semblaient surpris.

-Je vais t'attendre ici et je vais monter avec toi en haut ensuite.
- Ok.

Elle déposa un baiser sur le coin de mes lèvres. Je lui fis un petit sourire avant d'emboîter le pas à l'infirmière sans prêter attention à ce qu'elle disait. J'entendais légèrement la voix de Kath plus loin. ça m'aidait à rester maître de moi-même. J'aimais vraiment pas l'infirmière et l'autre. Je pris mes cachets sans rechigner même si j'aimais pas ça. Je voulais pas qu'ils se servent de mon refus comme prétexte pour dire à Kath qu'elle devait plus revenir ici.

-C'est toi la nana de John ? Bah je t'assure, il baise comme un dieu...
-Ok vous savez quoi ?... Je vais très bien arriver à reconduire Marshall en haut moi-même, j'ai pas besoin de John ça va aller... Au passage, j'ai pas fais l'erreur de coucher avec lui et je suis pas sa nana !

Nous les contournâmes et allâmes directement dans ma chambre. J'aimais pas cette pièce, comme j'aimais pas le centre, mais c'était ce qui s'approchait le plus d'un chez moi. Elle ferma la porte derrière nous.

-C'est officiel, je peux pas te laisser ici. Je vais me rendre malade à savoir que tu es enfermé ici comme ça. Tu mérites pas ça.

Elle se blottit contre moi avant de m'embrasser passionnément.

-Tu me trouverais folle si je te disais que je t'aime Marshall ?... Je veux pas sortir d'ici sans toi...
- On est dans un asile. On est sensé être fous, non ?

Je lui souris.

- Je crois que je t'aime. Je sais pas vraiment ce que c'est d'être amoureux.

Je l'enlaçais.

- Je veux pas que tu me laisses ici.

C'était clair que je voulais pas qu'elle reparte.

- Tu peux rester combien de temps, tu crois ?

Je restais un moment contre elle. Je commençais à me sentir tout drôle.

- Tu me laisses pas, hein ? Tu me ... laisse... pas.

J'avais un peu de mal à articuler. Il aurait pas fallut grand chose pour me faire tomber au sol.
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Haylee Summers

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Bitch please... I'M FABULOUS


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MessageSujet: Re: Retour à la réalité Lun 16 Avr - 11:11

Depuis le début de la soirée qu'on ce relançait avec des répliques de notre cru. Au final je me levai du canapé et lui dit qu'il avait dix minutes pour me rejoindre sous la couverture. Il éclatta de rire, ce qui m'arracha un sourire, mais je continuai mon chemin. Il arriva dans la chambre et se déshabilla, mais il resta debout au côté du lit. Je haussai les sourcils.

-Qu'est ce que tu fou ? Ton poireau avait besoin d'air ?

Je lui fis un demi-sourire.

-Tu sais que t'es une fille carrément étrange toi. Éclater d'un rire macabre à la scène la plus cruelle du film. Moi, j'ai eu mal pour le mec. Ça doit pas être plaisant du tout cette torture.

Je secouai la tête.

-C'est un film et je m'imagine le fou rire de l'acteur lui-même quand il a du beugler de la sorte, loucher et baver pour donner l'impression que c'était vrai.

Bref j'étais difficilement impressionable. Il lui restait plus que quelques secondes avant les dix minutes, lorsqu'il entra sous les couvertures d'une rapidité. J'eus un petit rire, puis il m'attira contre lui. Je posai ma tête contre son épaule, son bras autour de moi.

-Tu sais comment je me sens là ? Je sais que tu t'en fou mais, je tiens à te le dire.

Je fis un léger sourire qu'il ne pouvait pas voir.

-Je me sens terriblement privilégier car, je crois que j'ai la chance du gars le plus cocu de la terre d'être encore ici dans ton lit à cette heure.

Il déposa un baiser dans mon front.

-T'a pas tors, dis-je d'une voix rauque et endormi.

Je me collai un peu plus contre lui.

-T'inquiète pas, je t'embêterais pas de sentiments et de mots d'amour ridicule. J'ai jamais été comme ça et je commencerais pas ce soir.

Encore heureuse. Je me voyais pas trop devoir répondre à une déclaration quelconque. En fait je n'aurais pas répondu et je l'aurais mis dehors.

-Par contre, je suis pas fatigué ... et tu ne semble pas crever non plus.

J'entre-ouvris un oeil, alors qu'il glissa un doigt le long de mes côtes avant de se mettre à me chatouiller. Je me raidis et pouffai de rire, puis le tout dégénèra dans une guerre d'oreiller. Au bout de deux oreillers éventré , des plumes plein la chambre et un lit sans dessus dessous, je me laissai tomber dans ce bazart et le tirai par la main pour qu'il se couche. Je me replaçai contre lui au milieu des plumes et remontai la couverture contre nous.

-La je suis crevé... Laisse moi dormir.

Je déposai un baiser sur le coin de ses lèvres avec un petit sourire et je sombrai rapidement dans un profond sommeil. Je ne sus pas réellement combien de temps j'avais dormi, mais c'est mon portable qui me sortit du lit. Je ne pu m'empêcher de rire en voyant l'état de la chambre. Je pris mon téléphone et m'assis sur le bord du lit.

-Allô?

-Haylee ! On a un résident du troisième qui à eu un 24 heure. Marshall Wade. Il revient aujourd'hui et on est en droit de penser qu'il sera pas facile. J'ai besoin de la plus chiante de mes infirmières, mais t'inquiète je te placerai en équipe avec Jonathan Meyers, s'il peut répondre à son téléphone.

Je fis un léger sourire en regardant son téléphone qui vibrait au côté du lit.

-D'accord! Le temps d'un café et j'arrive.

Je fermai le téléphone et pris celui au sol que je tendis à Jo'.

-Lève toi... Le directeur essaie de te rejoindre, on bosse en équipe, mais fait genre que tu es pas au courant.

Je me levai et filai sous la douche puis ensuite direction la cuisine et cafetière. Je me servis une grande tasse et me décallai pour que John puisse ce servir aussi. Je lui fis un léger sourire en voyant les grafignes qu'il avait sur le torse.

-T'a croisé une tigresse ?... Allez grouille toi, faut aller au boulot.

Je le laissai prendre une tasse pour emporter et le poussai dans le dos jusqu'à l'extérieur de l'appartement que je verrouillai. Je lui pinçai une fesse et déposai un baiser dans son cou, puis je tournai les talons. Voitures direction centre. J'arrivai environ cinq minutes avant Jonathan. Je devais me mordre les joues lorsque le directeur nous présenta l'un à l'autre. Il était environ 7 h du matin, on avait du mal tout les deux à ce tenir droite et finalement c'est seulement vers 13 h qu'ils arrivèrent enfin.

-Avoir su je serais resté couchée ce matin, dans mes plumes, dis-je à voix basse.

Finalement la blondinette arriva avec son mec. Il était plutôt sexy pour un taré.

-Qu'est ce que vous faites là ? On dirait que vous attendiez comme si j'allais vous livrer Hannibal.

Je roulai des yeux.

-Écoute moi bien ma cocotte. On m'a fait sortir du lit à 7h ce matin en disant que ton mec risquait de nous causer des problèmes, parce que ça allait surement pas lui plaire de rentrer. On m'a pas dit qu'il serait ici juste à 13 heure et moi je fais mon job.

Je me tournai vers le patient.

-Allez c'est bon mon petit tu peux lui lâcher la main, je vais pas te bouffer je dois juste te donner tes médocs et le grand gaillard ici va te reconduire à ta chambre et il va faire ça vite... Parce qu'on a autre chose à faire ensuite...

Elle l'embrassa et lui dit un truc au quel je ne portai pas vraiment attention. Je le montai au deuxième et nous entrâmes dans l'infirmerie. Il avait les nerfs le pauvre. Il était vraiment sexy, mais ce côté débile lui enlevait tout son charme. Je lui filai ses cachets et l'examinai rapidement. Y avait pas trop l'air du mec à problème. En sortant je captai des brides de ce que la blondinette disait à John. J'y croyais pas... C'était elle son "C'est compliqué !"...?

-C'est toi la nana de John ? Bah je t'assure, il baise comme un dieu...

Elle fronça les sourcils.

-Ok vous savez quoi ?... Je vais très bien arriver à reconduire Marshall en haut moi-même, j'ai pas besoin de John ça va aller... Au passage, j'ai pas fais l'erreur de coucher avec lui et je suis pas sa nana !

Elle nous contourna et je regardai John.

-Sérieux...Cette nana c'est une gros jujube. Elle agit comme du prozac sur un résident classe 3 j'imagine même pas comment elle devait te rendre la cervelle en bouillie.

Je me plaçai à côté de lui en m'assurant que personne ne regardait dans ma direction.

-Je suis de service seulement dans 2 heures et l'infirmerie est condamné pour désinfection ... T'a envie de finir ta nuit ?

Je tournai les talons et retournai dans l'infirmerie je mis la pancarte "Close" sur la porte que je laissai entre-ouverte. Lorsqu'il entra je fermai la porte et le plaquai au mur en l'embrassant.

-Ça c'est simplement parce que tu es terriblement sexy quand tu es sérieux, mais j'ai quand même envie de dormir.

Je l'attirai contre moi et nous prîmes place dans le lit.
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Jonathan Meyers

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MessageSujet: Re: Retour à la réalité Lun 16 Avr - 22:33

Plantant un doigt dans les côtes d'Haylee. Ça n'en prit pas réellement plus pour déranger l'ouragan sous cette charmante femme blonde. Nous partîmes en guerre violente pendants plusieurs minutes en riant à tour de rôle. Au bout de deux oreillers éventré , des plumes plein la chambre et un lit sans dessus dessous, Haylee se laissa retomber en plein milieu du lit et me tira par la main pour que je suive le même chemin. Elle se blottit à nouveau contre moi et tira les couvertures sur nous en lâchant.

La je suis crevé... Laisse moi dormir.

J'eus un sourire discret qu'elle ne put voir tout en passant un doigt tout le long de sa colonne vertébrale doucement. Elle déposa ses lèvres sur le coin des miennes et j'entendis son souffle devenir rapidement long et monotone. Elle dormait profondément. Continuant à la caresser de longue minute, je me perdis dans mes pensés pour ensuite, tomber de sommeil à mon tour. Après un certain moment, j'entendis un petit rire lointain, cristallin. Je grommelais dans mon sommeil. J'entendis ensuite une voix à quelques reprises et je grommelais de nouveau avant de me retourner dans mon sommeil. Je finis par ouvrir lentement les yeux en entendant ces paroles.

afé et j'arrive.

Je vis ensuite une charmante silhouette se pencher par dessus moi et se relever peu de temps après en me tendant un objet.

Lève toi... Le directeur essaie de te rejoindre, on bosse en équipe, mais fait genre que tu es pas au courant.

Au mot ... Directeur ... Mon cerveau s'enclencha complètement et toute la soirée d'hier me revint d'un seul coup. Étourdit, je secouais la tête et dit béatement.

Haaannnn ???? Quoi ???? Comment ??? Puis, je grondais à mi-voix.

Merde ... O.k ...

Je rivais ensuite mon regard sur cette splendide femme et j'eus un petit sourire franc tout en répondant au téléphone qui fit un Clac quand je l'ouvris. Je répondis d'une voix ensommeillée.

Ouais ... Jonathan ... ouep, ok ... sera pas long, j'arrive.

J'avais l'habitude de ce type d'urgence. C'était mon travail. Haylee défila rapidement dans la douche pendant ce temps. Juste comme je me relevais finalement, je la vit descendre rapidement en bas. J'allais à la salle de bain pour me débarbouiller rapidement puis, je descendis en bas avec mes pantalons sur le corps tout en ayant ma chemise sur une épaule. Suivant l'odeur du bon café, je me retrouvais bien rapidement au côté de la cafetière. Haylee me laissa alors la place pour me faire un bon café pour emporter. Elle lâcha avec un petit sourire tout en me regardant.

T'a croisé une tigresse ?... Allez grouille toi, faut aller au boulot.


Mettant le couvercle sur ma tasse, j'enfilais rapidement ma chemise tout en lui répondant avec un sourire en coin.

Une tigresse ... non, j'ai croisé LAAAA tigresse.

Elle me repoussa ensuite dans le dos jusqu'à ce que nous soyons sortis tout les deux de l'appartement puis, elle verrouilla derrière nous. Elle me pinça fortement une fesse puis, posait un baiser dans mon cou. Je lâchais un ...

Outch !!! En plus, elle aime me faire souffrir !!!

De surprise. Je la vit tourner les talons rapidement avant que je ne puisse faire quoi que ce soit comme vengeance. Je fit les petits yeux tout en la regardant s'enfuir prestement. Elle embarqua dans son auto et prit direction vers le centre. La regardant béatement s'en aller, je me passait la main dans les cheveux.

Qu'est ce que cette histoire ...

Mon intuition me disait que j'étais loin d'être au bout de ma surprise avec cette femme.

Je respirais ce bonne air froid pendant quelques instants puis, j'embarquais dans mon camion avant de filer au centre à mon tour. L'avertissement qu'elle m'avait fait la soirée d'avant vrombissait dans ma tête. J'avais le goût de l'asticoter avec ça. J'arrivais, je ne sais pas combien de temps réellement après elle mais, quand je la retrouvait, elle était face au Directeur du Centre et, celui-ci, crut bon de nous présenter l'un à l'autre. Je voyais bien qu'Haylee peinait à garder sont sérieux. Moi, non. Je lui envoyait une oeillade accompagnée d'un baiser à l'improviste et directement sous le nez du directeur. Retrouvant ensuite tout mon sérieux. Il nous congédia ensuite rapidement et nous nous en allâmes à notre poste. En chemin, je lui pinçait rapidement une fesse à mon tour et fit ensuite comme si de rien n'était tout en gardant un sérieux de marbre. Elle tiqua simplement. J'allais en baver plus tard juste pour ce geste, j'en était complètement sur. Nous attendîmes à notre poste pendant plusieurs heures. Nous étions là depuis 7 heures le matin et il approchait maintenant 13 heures. Je commençais vraiment à perdre patience lorsque ma collègue lâcha à mi-voix.

Avoir su je serais resté couchée ce matin, dans mes plumes.

Je haussais un sourcil et répondit sérieusement, intrigué.

Hum.... Quelles plumes ?

Juste comme je finissais, je vis ... le stade 3 entrer accompagné de ... Kathleen.

Mais .... qu'est-ce qu'elle fou là ??

Lui, je le connaissait bien. C'était un taré de la dernière espèce. J'en arrivais souvent à la brusquerie pour le contrôler, sans vraiment user de force brute. Surtout quand il disait s'appeler Billy. Impassiblement, je les regardaient approcher vers nous. Je voyais bien que Kathleen nous dévisageait du regard et que l'autre regardait par terre. Plus ils approchaient et plus Kathleen fuyait mon regard. Je compris tout de suite. Je sus que ... c'était finalement peine perdue. Refermant totalement mon coeur une fois pour toute, je fermais les yeux l'espace d'un millième de seconde puis, je les ouvris à nouveau. Complètement froid. Kathleen prit la parole la première.

Qu'est ce que vous faites là ? On dirait que vous attendiez comme si j'allais vous livrer Hannibal.

Détournant les yeux vers le petit blondinet qui l'accompagnait, je savais ce dont il était capable et j'étais probablement un des seuls gardes ici qui pouvait l'arrêter dans sa folie lorsqu'elle le prenait. Je ne dis aucun mot tout en gardant mon sérieux. Je pinçais seulement les lèvres très légèrement.

Écoute moi bien ma cocotte. On m'a fait sortir du lit à 7h ce matin en disant que ton mec risquait de nous causer des problèmes, parce que ça allait surement pas lui plaire de rentrer. On m'a pas dit qu'il serait ici juste à 13 heure et moi je fais mon job.

C'était entièrement et totalement vrai. Je ne pouvais qu'affirmer à ces charmantes paroles même si elles contenaient immensément d'ironie et de sarcasme à peine caché. Imperturbable et sans un mot, je faisais mon boulot. Observant silencieusement le patient, essayant de détecter tout geste offensif. Étrangement, il n'en démontra aucun. Il semblait ... totalement guimauve.

Allez c'est bon mon petit tu peux lui lâcher la main, je vais pas te bouffer je dois juste te donner tes médocs et le grand gaillard ici va te reconduire à ta chambre et il va faire ça vite... Parce qu'on a autre chose à faire ensuite...

Le mec dit, à mi-voix, mais, très sérieusement et je l'entendis parfaitement.

C'est pas parce que je suis ici que je suis un débile mental.

Je reconnaissais se ton arrogant. L'observant plus attentivement, j'attendis et comme il ne montrait pas réellement aucun autre signe, je détournais légèrement les yeux vers Haylee, interrogateur.

Autre chose à faire ?!?!?

C'était très étrange comme déclaration, effectivement. Kathleen se rapprocha ensuite du mec et ... l'embrassa sur la bouche. Elle venait complètement de confirmer ce que je pensais un peu plus tôt. Elle lui intima.

Je vais t'attendre ici et je vais monter avec toi en haut ensuite.

Je l'entendis à peine murmurer une réponse mais, elle sembla le comprendre. Haylee s'en alla ensuite à l'infirmerie avec le résident. Me laissant seul avec Kathleen qui fuyait amplement mon regard. Elle finit pourtant par me regarder lorsque les deux autres disparurent à l'intérieur de l'infirmerie et me fit un demi-sourire.

T'as l'air bien...

Je voyais pas vraiment où était le changement de ce que j'avais l'air à comparer d'habitude alors, je haussais simplement les épaules en répondant.

Pas vraiment ... non ...

Elle croisa les bras et ajouta.

Je suis désolée, pour tout ce que je t'ai fait endurer, désolé qu'on ce soit laissé comme ça la dernière fois et désolé que ce soit toi qui doive être là en ce moment.

Je lui dédiait un mince sourire en ajoutant tout comme Haylee revenait de l'infirmerie avec le résident.

Soit surtout pas désolée ... Ça voulait rien dire ... vraiment et ... ça ne veux pas en dire plus présentement ...

J'avais dit le tout, d'un ton détaché, ni froid, ni chaud, simplement. Haylee se posta à nos côtés avec un air arrogant à la figure et lança, comme si rien n'étais.

C'est toi la nana de John ? Bah je t'assure, il baise comme un dieu...

Restant de marbre, je sentis pourtant une légère pointe d'ironie monter en moi, elle ressentirait enfin, ce que j'avais ressentis, voilà quelques jours à peine. Kathleen fronça simplement les sourcils et déclara comme si elle effaçait tout ce que nous avions vécu d'un seul coup. Comme ça.

Ok vous savez quoi ?... Je vais très bien arriver à reconduire Marshall en haut moi-même, j'ai pas besoin de John ça va aller... Au passage, j'ai pas fais l'erreur de coucher avec lui et je suis pas sa nana !

Je serrais fortement les poings sous l'infâme insulte. Moi ... une erreur. Une simple erreur. Comme si j'étais moins que le je ne sais combien de mec qu'elle avait surement passée en je sais pas combien de temps.

Boulot ... tu es au boulot ... boulot, boulot ...

Pensai-je très fortement pour me calmer.

Pendant qu'elle nous esquivaient, moi et Haylee, je la suivit froidement des yeux. Impassible, totalement sans émotion. Ma collègue, avec son naturel plein d'entrain, vint se mettre à côté de moi et déclara on ne peut plus fortement.

Sérieux...Cette nana c'est une gros jujube. Elle agit comme du prozac sur un résident classe 3 j'imagine même pas comment elle devait te rendre la cervelle en bouillie.

Rivant mon regard au sien, très sérieusement, je lâchai.

Je crois que tu viens de dire la chose la plus vraisemblable que j'ai jamais entendu jusqu'à maintenant.

Elle regarda ensuite un peu partout alentour et dit à mi-voix, juste pour moi.

Je suis de service seulement dans 2 heures et l'infirmerie est condamné pour désinfection ... T'a envie de finir ta nuit ?

Je secouais la tête de surprise. Rivant mon regard à nouveau sur Haylee, je vis qu'elle était totalement sérieuse avec son demi-sourire parfaitement arrogant comme toujours. J'eus un demi-sourire à mon tour. Je n'en croyait pas mes yeux et ma cervelle effectivement. L'histoire de Jonathan et Kathleen était fraichement close et ... Haylee parvenait tout de même à me tirer ... un demi-sourire. Mon demi-sourire d'ironie devint lentement franc. S'élargissant doucement, je refermais le volet à mon tour sur Kathleen puis, je fis un clin d'oeil conspirateur à Haylee, lui confirmant que ... j'en avais effectivement le goût. Elle tourna les talons, sans plus puis, s'infiltra dans l'infirmerie tout en laissant la porte entre-ouverte et en indiquant qu'elle était close. Me dirigeant impassiblement dans la même direction. J'eus à peine le temps d'entrer que la porte se referma derrière moi et je me sentis pousser contre le mur le plus près. Ses lèvres vinrent se poser sur les miennes avidement. Confus, j'y répondit tout de même rapidement. Je l'enlaçais dans mes bras fermement et elle me lâcha en disant.

Ça c'est simplement parce que tu es terriblement sexy quand tu es sérieux, mais j'ai quand même envie de dormir.

Elle m'attira ensuite jusque dans le super grand lit de l'infirmerie. Je m'allongeais à ses côtés et je l'attirais à nouveau contre moi, de la même façon que la nuit d'avant. La tenant fermement tout contre mon corps, je murmurais juste pour elle.

Tu es vraiment incroyable... Comment tu peux arriver à me tirer un sourire dans une situation tendue comme celle-là... J'arrive simplement pas à y croire.

Je rivais mon regard au sien doucement puis, je posais un baiser dans son front. Lui jouant dans les cheveux, je la sentit frissonner à quelques reprises.

Tes cuisses son encore plus magnifique sous cet uniforme tu savais ?

Elle affirma que oui avec un petit sourire. Mais ... quelle arrogance mes amis ... J'eus un petit sourire.

Tu me semble tellement sur de toi, tu sais tellement ce que tu veux et ce que tu vaux ... c'est simplement magnifique ... tu es simplement ... magnifique.

Soudain, je réalisais que son souffle était long et régulier. Elle s'était endormit. Depuis, je ne sais combien de temps exactement. Peut-être que j'avais parler tout seul pendant tout ce temps. Je m'en foutais, tout ce que je savais maintenant était que j'étais vraiment très bien. Je lui caressait les cheveux pendant un long moment. Presque une heure et demis en réalité. Je lui déposait un léger baiser sur les lèvres ensuite et me relevais doucement. Sans la réveiller. Juste à ce moment, mon téléphone vibra. Elle grogna. Avec un sourire, je l'attrapais et sortis rapidement de l'infirmerie. Je répondis alors.

Jonathan Meyers ...

C'était le directeur en personne qui se demandait où je pouvais bien être. Je lui affirmais que j'étais en pleine surveillance présentement, mais, il me donna un boulot plus important à faire. Il semblait y avoir un incident important à la cafétéria. Je m'y dirigeais donc en courant. Arrivant sur les lieux, je séparais les bagarreurs et les traînaient d'une main chacun jusqu'à leurs cellules tout en maugréant. Les repoussant brutalement chacun leur tour, je leur intimait on ne pouvait plus sérieusement de ne jamais recommencer sinon, ils auraient droit au trou pour plusieurs journées consécutives. Je retournais ensuite à l'infirmerie et j'y découvrit encore Haylee qui sommeillait doucement. M'approchant d'elle doucement, je posais un baiser sur son front tout en la secouant légèrement pour la réveiller et je lui dit bassement.

Haylee ... Hayleee ... Lève toi petite tigresse, ton quart de travail commence dans à peine 5 minutes.

Elle gronda des insultes et se tourna de bord. Je la secouais plus fortement un peu.
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Haylee Summers

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Bitch please... I'M FABULOUS


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MessageSujet: Re: Retour à la réalité Mar 17 Avr - 13:49

Une fois que le boulot fut finalement fait avec le résident, j'avais entrainé John avec moi dans l'infirmerie et je m'étais couchée contre lui dans l'idée de finir ma trop courte nuit.

-Tu es vraiment incroyable... Comment tu peux arriver à me tirer un sourire dans une situation tendue comme celle-là... J'arrive simplement pas à y croire.

Je ne dit absolument rien. Valait mieux ainsi, mais j'étais pas dupe non plus.Il fit jouer ses doigts dans mes cheveux et sur mon dos ce qui me fit frissoner à quelques reprises.

-Tes cuisses son encore plus magnifique sous cet uniforme tu savais ?

Je fermai les yeux.

-Han han, j'sais..

Je commençais à moins bien entendre ce qu'il me disait.

-Tu me semble tellement sur de toi, tu sais tellement ce que tu veux et ce que tu vaux ... c'est simplement magnifique ...

Je ne compris rien au reste de sa phrase et sombrai dans le sommeil. Assez profond pour croire que je ne rêvais pas.Je sentis Jonathan qui bougeait et je grognai quelque peu, mais j'étais trop épuisé pour me lever et retombai endormi aussi raide. Soudain je senti une main sur mon épaule qui me bousculait légèrement.

-Haylee ... Hayleee ... Lève toi petite tigresse, ton quart de travail commence dans à peine 5 minutes.

Je grognai à nouveau.

-Rien à foutre laisse moi dormir... dis-je en me plaçant l'oreiller par-dessus la tête.

Il me bouscula un peu plus et cette fois je m'assis en bougonant et lui lançai l'oreiller en pleine gueule. Je me frottai les yeux et plaçai mes cheveux grossièrement. Je regardai John un instant.

-T'es amoureux d'elle han ?

Il se retourna l'air de pas tout comprendre.

-La fille, la blonde avec le résident... T'es amoureux d'elle ... Ça ce voyait à ta façon de la regarder. Comme si elle venait de te tuer en se pointant avec lui...

Je haussai les épaules.

-Elle est mignonne, mais on dirait une bonne soeur... La petite fille parfaite, ça m'énerve ce genre de fille.

J'étais peu-être un peu jalouse, mais j'allais pas le dire. Je me levai du lit et posai un baiser sur sa joue en souriant.

-Elle sait pas ce qu'elle manque... T'es loin d'être une erreur, dis-je à voix basse.

Je passai mes bras autour de son cou, quand la porte ouvrit à la volée. Je me tournai en plissant les yeux à cause de la lumière.

-Qu'est ce que tu fou là toi ? Tu sais pas lire... C'est marqué fermée sur la porte.

Elle ne bougea pas et regarda brièvement John.

-Donne moi un activant, un boost, de l'adrénaline... N'importe quoi qui le tiendra réveiller... Il a pas besoin de ça. Vous vous rendez pas compte de ce que vous lui faites en lui donnant ce genre de cachet.

Je roulai des yeux et croisai les bras.

-Tu peux me dire ce que tu trouves à ce pauvre type ? Ça te plait de jouer les samaritaines et de donner de faux espoirs au mec dans son genre, puis un beau jour lui dire que finalement tu n'as rien pu faire et qu'il devra se demmerder sans toi ? Tu sais comment ça va le détruire ?

Genre grosse égoïste de merde.

-T'as aucune idée de quoi tu parles, parce que tu as aucune idée de ce que c'est de vivre avec ce genre de personne. Marshall est de loin le mec le plus fantastique que j'ai connu et je ferai tout ce que je peux pour l'aider. Je fais pas semblant d'être une autre, je n'attaque pas les autres verbalement ou physiquement avec des jugements infondés et je vie ma vie comme je l'entend. J'accepte et j'assume mes tors et tout ce que je fais... Contrairement à certaine, dit-elle en me regardant droit dans les yeux.

Je la fixai un moment sans rien dire. Elle était pas si bête que ça. Je pris une boite de cachet et lui en donnai une.

-Je sais pas qu'elle effet ça lui fera ce sont les nouveaux activant que Mike nous a apporté. Semble-t-il que ce soit très efficace. Prend-le et fou le camp. Puis la prochaine fois frappe avant d'entrer.

Elle me remercia d'un simple signe de tête et regarda John un moment avant de sortir et de fermer la porte derrière elle. Je me passai la main dans les cheveux.

-Je vais aller voir le directeur et demander ma journée...Je suis trop claqué pour ce genre de truc...

Je ramassai ma veste.

-Tu veux boire un verre ?

On pouvait toujours aller au St-James pour relaxer un peu.
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